Le lin : une matière éco-responsable sous-estimée


Une matière de qualité qui soit éthique et qui dure toute une vie.” C’est notre premier motto. Le choix des textiles de nos créations est absolument primordial. Comme vous avez déjà pu le voir avec notre robe 100 % Lyocell Tencel, nous avons un petit faible pour les matières naturelles, d’origine végétale, particulièrement éco-responsables. C’est pourquoi nous avons jeté notre dévolu sur la plante de Lin pour notre petite marinière. “Ah oui ? et qu’est-ce qu’il a de particulier le lin ?” On vous explique.

La France, premier producteur mondial de Lin

Eh ouais, ça t’en bouche un coin, hein ? Il faut dire qu’avec la fast-fashion on est plutôt habitué aux étiquettes Made in China ou Made in Bangladesh. Et pourtant, nous sommes les premiers producteurs de lin au monde. La liniculture - pour les intimes - est majoritairement implantée dans le nord de la France, en Bretagne et en Normandie.

Tiges de lin matière éco responsable

Mais le reste de la production mondiale n’est pas bien loin, puisque 80 % des fibres végétales de lin proviennent exclusivement de l’Europe de l’Ouest (Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni). Mais le Made in France, ça claque plus ! C’est la raison pour laquelle on vous propose une matière exceptionnelle 100 % française. 

C’est quoi le lin au fait ?

Commençons par le commencement. Le Lin est une plante herbacée, libérienne. En clair, cela signifie que ses fibres naturelles se trouvent dans sa tige et non pas dans ses jolies fleurs bleues. Herbacée, signifie simplement qu’elle a l’aspect de l’herbe. 

Quoi qu’il en soit, le lin est une plante qui aime tout particulièrement les climats tempérés occidentaux. C’est la raison pour laquelle la France est le terrain idéal pour en produire. Cela veut aussi dire qu’elle n’est pas délocalisable !

Fleurs de lin - Atelier Unes

C’est tout de même la plus ancienne matière naturelle au monde. Saviez-vous qu'à l’époque des Pharaons, on embaumait les corps dans des bandelettes de lin ? Ce n'est pas rien. Aujourd’hui, il est surtout cultivé pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses. C’est cool aussi.

Il faut dire que la culture de lin a un impact environnemental vraiment très intéressant comparé au coton par exemple. Il s’agit d’une matière véritablement écologique. Tout d’abord, la liniculture ne demande que très peu d’irrigation. En réalité, l’eau de pluie lui suffit largement. 

C’est également une fibre végétale très résistante ! On pourrait même dire intelligente puisqu’elle sait parfaitement comment utiliser les ressources de son sol à bon escient. Par conséquent, elle n’a quasiment pas besoin d’engrais, ni même de pesticides

Survivant de la modification génétique, le lin est un véritable puits à carbone. Chaque année en France, sa culture permet d’absorber 250 000 tonnes de CO2. C’est pas le coton qui peut se vanter d’un truc pareil !

En plus, c’est une plante zéro déchet. Toutes les parties sont non seulement utiles, mais utilisées. Les graines de lin sont récupérées soit pour être de nouveau semées, soit pour fabriquer des huiles alimentaires riches en acide linolénique (oméga 3). L’huile de lin peut aussi servir pour les peintures d’ailleurs.

Les fibres fines, elles, sont utilisées pour l’habillement, le linge de maison et tissu d’ameublement. Quant aux fibres de lin plus épaisses, elles sont utilisées en tant que matière isolante ou introduit dans des matériaux composites.

La matière noble qu’on adore porter

Sans vouloir passer pour des fayots, il n’y a pas que la culture du lin qui est remarquable. Même une fois tissée, cette matière naturelle nous réserve encore plein de bonnes surprises. Sachez déjà que si la fibre naturelle n’a pas été mélangée avec des fibres synthétiques ni subi de teintures chimiques, elle est totalement biodégradable.

On peut d'ailleurs l’admirer pour son incroyable résistance à la tension (2 à 3 fois supérieure à celle du coton). Solide, légère et souple à la fois, la fibre de lin a une très longue durée de vie. Bien qu’elle paraisse très rigide au premier abord, elle s’assouplit avec le temps. C’est notamment grâce aux pectines.

Lin, textile qu'on adore porter - Atelier Unes

Vous êtes prêts pour un petit point botanique ? La pectine c’est une macromolécule que l’on retrouve dans les parois de la fibre de lin. Elle permet de structurer et de maintenir les différentes fibres entre elles. C’est également ce qui rend le lin hydrophile, c’est-à-dire très absorbant, mais aussi anti-statique. Le saviez-vous ? Le lin peut retenir 20 % de son poids en humidité !

Toutes ces qualités en font une matière thermorégulatrice, hypoallergénique et antibactérienne. De ce fait, les chemisiers et autres vêtements en lin sont particulièrement agréables à porter par temps chauds. Légers, ils conservent votre corps à une température idéale tout en ayant un super pouvoir d’absorption. Bye, bye la transpiration. C’est aussi un très bon isolant. En hiver, sa fibre creuse emprisonne l’air afin de conserver la chaleur.

Comment est fabriquée la fibre de lin ?

La production de lin est super écolo aussi. Chacune des étapes de la transformation se fait mécaniquement et sans solvants chimiques. Un hectare de lin correspond en moyenne à 1 300 kilos de fibres longues teillées.

Au moment de la moisson, les tiges sont récoltées directement à la racine. Elles ne sont pas fauchées. Elles sont alors disposées en haies afin qu’elles puissent sécher. C’est également à ce moment-là qu’ont les dépouille de leurs graines.

Tiges de lin - Atelier Unes

C’est ensuite l’étape du rouissage et du retournement. C’est ce qui permet de détacher les fibres. Pour ce faire, on rouit les fibres naturellement, directement sur les champs à coup de pluie, de rosée et de soleil.

Ensuite, c’est le moment du teillage et du peignage des balles de lin qui arrive directement de l’agriculteur. En d’autres termes, on bat les pailles pour en retirer la partie ligneuse. Elles se fragmente en petits morceaux de bois appelés “anas”. On distingue ensuite les fibres courtes appelées “étoupe”, des fibres longues appelées “filasse”. Il s’agit des fils les plus fins, du produit noble.

Les filasses sont peignées avec un peigne de plus en plus fin afin de correctement séparer les fibres entre elles. À la fin de ce processus, on obtient des cheveux d’ange, des fibres très fines, presque soyeuses.

Enfin, c’est le moment de la filature. Les fibres sont étirées jusqu’à ce qu’elles forment des “rubans”. Elles sont ensuite liées les unes aux autres selon le processus de retordage. Puis, elles pourront être tissées pour la confection.

Mais le lin, ça froisse et ça gratte !

La fibre de lin est, en effet, connue pour être particulièrement rêche. Il faut dire que c’est une fibre très rigide. En réalité, cela est dû aux pectoses. Il s’agit d’un carbohydrate. Une molécule qui permet la libération des pectines. Mais c’est aussi une matière qui s’apprivoise et qui s’adoucit avec le temps… Ils disparaissent au fil des lavages.

Cette matière naturelle a une façon bien à elle de réagir face à la chaleur et à l’humidité. C’est d'ailleurs ce qui lui vaut sa réputation de tissu toujours froissé ! Et encore une fois, c’est à cause des pectines.

Tissus et vêtements clairs - Atelier Unes

Mais nous avons pensé à tout. Plutôt que d’opter pour un tissu en lin chaîne et trame ordinaire, nous avons sélectionné un tissu maille. Kézako ? Le tissu chaîne et trame est tissé à l’aide d’un métier basique. Le fil dans la longueur est appelé chaîne et le fil tissé dans la largeur, trame. Ce processus permet de réaliser un tissage particulièrement solide et serré.

Le tissu lin en maille lui, est tricoté. Ce processus confère au lin un plus grand confort et une plus grande souplesse. La matière finale est plus extensible, plus douce. Et par définition, moins rigide et moins froissable. Mais entre nous, il n’y a rien de plus chic que le froissement naturel du lin, n’est-ce pas ?

En tout cas, si on peut vous donner un dernier conseil pour en prendre soin, ne lavez jamais le pur lin à haute température. Pas plus de 40 °C et ne le mélangez surtout pas avec des fibres artificielles de polyester. C’est à vos risques et périls. 

On évite aussi de trop l’essorer et on le laisse sécher à l’air libre. Vous pouvez le mettre au sèche-linge, mais ne remplissez pas le tambour au maximum. Glissez-y une balle de tennis qui empêchera la formation de cassures. Si vous décidez de le repasser, faites le sur l’envers et toujours sur un textile légèrement humide !

On a besoin de votre avis !

Malheureusement, malgré toutes ces qualités indéniables, le lin ne représente qu’1 % des fibres utilisées dans l’industrie textile mondial… C’est aussi pour cette raison que nous avons à cœur de développer notre propre création 100 % lin, 100 % responsable.

Pour terminer en beauté, il ne vous reste plus qu'à nous donner votre avis. Maintenant que le lin n’a plus de secrets pour vous, à vous de nous aider à construire notre marinière en maille 100 % française ! 

Atelier Unes - Sondage Marinière 100% Lin français

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