Le Prix Juste: la répartition de nos coûts de fabrication

Les soldes battent leur plein dans le monde de la fast-fashion. Comme si les prix pratiqués n’étaient pas déjà assez grotesques le reste de l’année ! Quand est-il justement du vrai coût de nos vêtements ? Chez Atelier Unes, nous avons pris le parti de vous proposer un prix juste quelle que soit la saison. Et ce, même si cela signifie pas de soldes.

Alors, tandis que dans l'industrie conventionnelle, on n’hésite pas à gonfler ses marges au maximum, on a décidé de vous expliquer pourquoi nos tarifs à nous font de vous des clientes ultras gagnantes ! Focus sur la répartition de nos coûts de fabrication.

Le vrai prix de la fast-fashion

À première vue, acheter une chemise à 25 €, ça vaut vraiment le coup. Avec un peu de patience, il y a même de fortes chances que vous puissiez l’obtenir pour moins cher encore en promotion. Néanmoins, si la fast-fashion à la possibilité de nous proposer des tarifs aussi alléchants, il ne faut pas se leurrer. 

Si ce n’est pas vous qui payez le prix fort, quelqu’un d’autre le fera à votre place.

Pour beaucoup, dépenser 50 € voir 80 € dans un t-shirt en coton est une aberration. En revanche, il semblerait que vendre un top 5 € ne choque absolument personne. Pour certains, c’est même normal. C’est vrai, après tout, où est le problème ?

 

Atelier Unes - Prix Juste - Fast Fashion

 

En réalité, nous sommes tellement habitués à porter des vêtements de qualité médiocre pour de modiques sommes que nous en avons totalement perdu la valeur des choses. La valeur du travail, notamment.

Pourtant, cela pose question. Croyez-vous sincèrement que les petites mains qui ont confectionné vos vêtements ont la possibilité de vivre décemment grâce à vos 5 petites pièces ? 

Pire encore, ces enseignes vous prennent littéralement pour des pigeons. Pardonnez l’expression. En effet, au même titre qu’il est choquant de vendre des vêtements au rabais, il l’est tout autant d’afficher parfois des prix complètement prohibitifs. 

Ne vous méprenez pas. Le salaire des travailleurs chinois ou bangladais n’augmente pas en proportion avec le prix de vente de leurs articles.

Ainsi, une robe en matière synthétique à plus de 100 € par exemple, a pour unique but de remplir les poches de l’enseigne. D’ailleurs, cette vérité est valable pour la totalité des produits en vente. 

Comment croyez-vous qu’un magasin peut faire du chiffre en proposant à longueur d’année des soldes et réductions allant parfois jusqu’à -70 %

En réalité, vous l’aurez compris, ce sont bien les prix de départ qui sont sérieusement gonflés. On estime que les vêtements sont vendus 4 à 8 fois plus cher que leur réel coût de fabrication.

Et pendant ce temps-là, à l’autre bout de la planète, des femmes et des enfants travaillent 16 heures et plus par jour pour satisfaire notre besoin incessant de faire de “bonnes affaires”. 

Parce que c’est aussi ça le vrai coût de nos vêtements aujourd’hui. Ce sont les employés d’usine qui en paient les frais en travaillant dans des conditions déplorables. Pourtant, rien de nouveau sous le soleil. Nous savons pertinemment que ces pauvres gens sont payés une misère. Quelquefois même, leur maigre pécule est diminué sans raison apparente, de façon totalement arbitraire.

Ils sont également exposés à de nombreux produits chimiques dangereux, sans équipements de sécurité pour pouvoir s’en protéger. La planète non plus d’ailleurs. On leur interdit parfois de boire pour prévenir toute envie pressante intempestive. De toute manière, certaines usines ne sont même pas équipées de sanitaires. 

Problème résolu. 

Sans oublier ces milliers de personnes qui y ont tout simplement perdu la vie

Voilà le vrai prix de la fast-fashion aujourd’hui. Mais apparemment, ceci est moins aberrant.

Et les marques milieu-de-gamme dans tout ça ?

Cette fois-ci, elles ne passeront pas entre les mailles du filet. Bien moins pointées du doigt que leur copines H&M et Zara, les marques milieu-de-gamme ou semi-luxe sont loin de montrer patte blanche elles aussi.

 

Atelier Unes - Prix Juste - Marques premium

 

On a tendance à penser à tort que “prix élevé” est égal à “qualité”. Petit Bateau, Sandro, Maje, Zadig & Voltaire, The Kooples… cette dernière n’a aucun mal à nous vendre par exemple une chemise en 100 % polyester à 98 €. (Tout en se gardant bien de préciser le lieu de fabrication par ailleurs.) En l'occurrence, il est clair qu’un tel tarif est inapproprié.

Ces marques à grande échelle se font aussi plaisir sur leurs marges ! Elles fixent d’abord un objectif de prix de vente, puis, elles compressent au maximum les coûts de production. Quitte à payer des ouvriers 23 € par mois seulement. Ainsi, elles sont capables de nous vendre des articles à un prix jusqu'à 10 fois supérieur au coût de fabrication. 

En aucun cas, ce tarif important justifie une éthique sociale ou environnementale. Encore moins la qualité des matériaux utilisés. Il s’agit purement et simplement de marketing

Comme dirait l’autre, c’est la marque que vous payez.

Pourtant, les prix des marques éthiques et responsables, eux, sont bien souvent critiqués. Trop cher, pour certains. Carrément de l’arnaque pour d’autres. 

C’est un investissement. Certes. Au même titre qu’une chemise The Kooples visiblement. Mais cette fois-ci, les consommateurs ne semblent pas être dérangés.

Pourtant, aujourd’hui, nous sommes capables de vous proposer à la vente notre chemise Naïa, 100 % tencel, certifié Oeko Tex avec une garantie éthique - humaine, économique et environnementale pour moins cher

Comment est-ce possible ? Nous avons opté pour le prix juste.

Alors, qui de nous deux vous arnaque ? 

Le prix juste : la répartition de nos coûts de production à la loupe

Quand on parle de circuit éco-responsable et de prix juste, cela signifie que nous avons fait des choix environnementaux et éthiques qui justifient nos tarifs. Cela passe par l'aspect qualitatif des matériaux choisis, leur moyen de transport ainsi que la rémunération de chaque intermédiaire à sa juste valeur

 

Atelier Unes - Prix Juste - Inspiration

 

En l'occurrence, cela implique :

  • une agriculture de produits biologiques sans produits chimiques qui n'utilisent pas de ressources en eau (Coton bio et Tencel certifié GOTS) ;
  • la filature et le tissage de nos tissus sont réalisés de manière locale et responsable ;
  • la teinture (label OEKO TEX) utilisée ne génère pas de pollution des eaux et n'affecte pas la peau ;
  • tous nos vêtements sont confectionnés localement dans le respect des individus et de ses droits ;
  • et enfin nous optons pour des moyens de transport qui génèrent le moins de carbone possible. 

 

Tout cela à un coût. Et il est clair que vous proposer un cardigan ou une robe neuve à 30 € comme le feraient nos confrères, avec une telle qualité, est impossible.

Nous arrivons à relever ce défi aujourd’hui, grâce à vous et vos précommandes. En effet, en payant votre vêtement en amont, c’est vous qui nous donnez le top départ de la production. Ainsi, nous avons l’assurance que chaque article confectionné est vendu.

Cela signifie, pas de stock, pas de surplus. Qui plus est, toutes les ventes sont réalisées sans intermédiaire. On évite les marges affolantes des distributeurs. 

Nous avons conscience qu’il y a une vraie demande de transparence de votre part et cette transparence, vous la méritez. En effet, depuis nos débuts, c’est ensemble que nous avançons.

Si nous pouvons vous proposer des vêtements aux matières éco-responsables d’une qualité de folie pour un prix vraiment raisonnable, c’est grâce à notre business model. Loin de nous l’idée de nous jeter des fleurs, il suffit de décomposer le prix moyen de nos articles pour le comprendre. 

 

Alors, décortiquons ensemble la répartition moyenne de nos coûts de fabrication :

 

Atelier Unes - Prix Juste - Répartition des coûts

 

Nous réalisons en moyenne une marge de 40.8 € (marge sur coût + transport avec frais de port hors taxe de 6 €.) De prime abord, ce montant peut paraître important. Mais en réalité, c’est juste assez pour payer nos frais de fonctionnement. Ce montant représente environ 2,5 fois notre prix de vente. 

En dessous d’une marge de 2, c'est invivable pour un créateur. 2,5, c'est le minimum pour pouvoir payer toutes les charges de l'entreprise, à savoir :

  • charges sociales, impôts, assurance, loyer du showroom ;
  • salaires et indemnités de stage (sachant que nous, Matthieu et Violette, ne comptons que pour un salaire !)
  • frais techniques tels que site web, téléphone, Internet, déplacements ;
  • promotion ainsi que publicité sur Facebook et Instagram, création de contenu (photographes, modèles et vidéastes), partenariats avec des influenceuses.

Et il est clair qu’un petit créateur de vêtement éthique et responsable n’a pas le même budget à allouer pour la promotion de sa marque qu’un Sandro ou un Maje

Pour nous, les coûts de production sont incompressibles. Nous refusons de payer moins ou de faire moins bien. En revanche, nous refusons également de vous pénaliser, vous, consommatrices. Alors, pour le moment, nous préférons réduire notre marge au maximum. Ainsi, nous obtenons un prix honnête pour tous les maillons de la chaîne. Le prix juste. 

Et nous en sommes fiers ! Puisqu'une telle qualité au même coût matière et confection chez un concurrent obsédé de la marge, vous reviendrait deux fois plus cher que chez nous. 

Bref, il suffit juste de comparer nos deux exemples précédents - à savoir la fameuse chemise en polyester à 98 € et notre chemise Naïa responsable à 69 € - pour se rendre compte à quel point nos clientes sont gagnantes.

Désormais, il ne tient qu’à nous de décider à qui nous souhaitons donner notre argent. Pour quel monde souhaitez vous voter ? 


Pssst ! toi aussi tu veux minimiser ton impact environnemental et t’habiller sans prise de tête ? Retrouve tous nos basiques indispensables à shopper en friperie et boutique éthique.

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